Témoignages

Le deuil bien qu’inévitable est toujours difficile à surmonter.

Sur cette page nous insèrerons au fur et à mesure des témoignages de personnes venant de divers horizons  qui sont ou ont été confrontés au deuil dans leur vie privée ou professionnelle.

Sandrine de Montmort: La perte de mon fils

J’ai eu besoin d’écrire et réécrire cette épreuve pour me repérer dans cette épreuve qui m’a paru longtemps insurmontable. J’ai même écrit un journal pour ne pas sombrer dans la folie, me raccrocher à des mots, à des faits.

Un matin, je me suis réveillée et j’ai retrouvé mon fils, mon bébé, mort dans son berceau. C’est dur de décrire ce moment-là, où la vision est tellement violente que vous tombez à genoux où les larmes ne coulent pas parce que plus un seul organe de votre corps ne fonctionne, même vos doigts ne sont plus capables de pianoter un numéro de téléphone pour appeler à l’aide. La réalité, ma réalité, devenait une autre, je voyais flou. Quelqu’un a mis sur une pause et ma vie s’est arrêtée ce jour-là.

Elle a redémarré depuis mais dans une autre dimension.

Ce qui compte ce n’est pas combien j’ai souffert, comment j’ai trouvé cela injuste et frustrant et à quel point certaines phrases maladroites m’ont mise en colère.  Oui, il ne faut pas croire que ceux que vous aimez vont toujours trouver des mots justes pour vous réconforter, il y a ces phrases bêtes qui vous donnent envie de tout envoyer balader. A ce moment-là de votre vie, peu sont ceux qui vous comprennent et vous aident.

Ce qui compte c’est comment j’ai retrouvé le goût de la vie.

D’abord il y a le temps qui rend le cours de la vie moins insupportable, il faut s’armer de patience et surtout ne pas perdre espoir. Je me demandais souvent quand j’allais retrouver le goût des choses, de la nourriture, de la vie. Il faut ne pas être trop dur envers soi-même et accepter que cela va être long et que le deuil ne se fera pas en 3 mois !

Ensuite il faut lutter contre la culpabilité qui vous brise doucement et se faire aider par un psy, un hypnotiseur… J’ai mis 10 ans à me pardonner de quelque chose pour laquelle je n’étais pour rien mais ma religion judéo-chrétienne nous plonge dans cet état de culpabilité permanente. Je me demandais ce que j’avais pu faire pour mériter cela.

Encore aujourd’hui j’ai du mal à prendre du plaisir et à me lâcher de honte d’être vivante et pas lui; mais je me reprends et je lutte.

Je pense qu’il est essentiel de voir des gens qui vous écoutent et qui ne vous font pas la morale même si vous vous écroulez. Il faut un entourage bienveillant et gai. Et si vous connaissez des gens qui ont perdu un enfant et qui s’en sont sortis, voyez-les. S’il y a un bien moment dans votre vie ou il faut s’occuper de vous, c’est celui-là, où il faut ne pas avoir peur de faire une pause pour se chouchouter.

Il est essentiel de demander de l’aide, d’accepter qu’il y ait des jours qui seront durs et d’autres moins, que cela fait partie d’un long processus avec des moments compliqués. Si mon truc à moi c’est d’aller tout le temps au cimetière et de me passionner pour la vie après la vie, c ‘était mon droit et mon choix. Les gens pouvaient penser ce qu’ils voulaient.

Alors je vais mieux, je suis à nouveau gaie enthousiaste et pleine de vie à part aux dates anniversaires mais j’aime ma vie et ce que je suis devenue. Bien sûr je garde des traces de mon drame, je stresse plus qu’une maman normale, je m’inquiète pour le moindre truc quand mes enfants sont loin ou malades. Je sais que les accidents n’arrivent pas qu’aux autres. Aujourd’hui ce qui compte c’est le chemin parcouru et je me dis que mon fils serait fier de moi.

Dominique Janthial, parole d'un prêtre sur le deuil

Orphelin de mère à l’âge de 5 ans, ai-je beaucoup pensé à elle au cours de mon enfance ? La réponse la plus honnête est sans doute « non ». J’étais un enfant joyeux et il me semble avec le recul qu’ayant été impliqué dans l’accident qui avait causé non seulement sa mort mais aussi celle de mes deux grands-parents maternels, j’avais sans doute, inconsciemment mais très résolument, fait le choix de la vie, cette vie d’ici-bas. Les joies, les plaisirs, les affections dont j’avais besoin je les cherchais et, la plupart du temps, les trouvais ici-bas. Sans douter une seconde de l’existence d’un Ciel où se trouvaient tous mes chers disparus, je n’y pensais presque jamais sauf peut-être lors de la messe dominicale à la prière pour les défunts. En revanche, dans mes rêves, ces personnes disparues m’apparaissaient bien vivantes et cela suffisait à maintenir le contact, à ce qu’elles continuent à faire partie de ma vie même des années après leur départ.

À l’âge de vingt ans, j’eus l’occasion d’écouter le témoignage d’une mère de famille qui avait perdu un enfant par noyade quelques années plus tôt. Coïncidence, cet enfant portait le même prénom que le mien. C’est un peu comme s’il m’était donné de découvrir dans l’envers du décor, une situation inverse de la mienne : que se serait-il passé si c’était moi qui était parti ? Dans son témoignage, cette maman insistait beaucoup sur le fait que depuis la mort de son fils, elle avait comme « un pied dans le Ciel », elle vivait dans une communication et une proximité de tous les instants avec l’au-delà et cela avait, disait-elle embelli sa vie malgré l’immense douleur causée par la séparation. De fait, elle rayonnait d’une joie assez saisissante pour quelqu’un qui avait vécu pareille épreuve. La « stratégie » adoptée – si l’on peut parler ainsi s’agissant de mécanismes essentiellement inconscients – n’était clairement pas la même pourtant le résultat était aussi positif, aussi vivant.

Ce témoignage fit d’un coup tomber la barrière que j’avais mise entre ce monde et le Ciel. Arrivé à l’âge adulte j’ai été ainsi amené à relire ma propre histoire en me posant la question de ce qui s’était passé. D’où venait cette énergie qui surprenait réellement ceux qui me rencontraient : Un jour, par exemple, un ami de mes parents était venu passer quelque jour chez nous et, en partant, m’avait fait cette remarque : « Au fond toi tu es toujours heureux ! » Ma petite enquête m’a conduit à comprendre que j’avais sans doute fait comme tous les enfants qui entendent inconsciemment les désirs que leurs parents ont sur eux : Maman, du haut du Ciel, m’avait intimé l’ordre de vivre et d’être heureux et, comme un bon garçon, j’avais obéi.

Le temps a passé et je suis devenu prêtre. Dans le ministère que j’exerce depuis maintenant plus de vingt ans, j’ai à maintes reprises rencontré et accompagné pour des périodes plus ou moins longues des parents qui avaient perdu un enfant. Il ne s’agit jamais d’un deuil ordinaire qui passerait par ses différentes phases bien connues – choc, révolte, dépression, récupération – parce que le rapport de filiation et de parentalité est constitutif de notre identité, de notre être profond. C’est pourquoi le deuil d’un enfant introduit qu’on le veuille ou non dans un nouveau mode d’être, un mode d’être dans lequel la barrière avec le Ciel est abolie et où l’enfant a quelque chose à dire et à apporter à la vie de ses parents.

Et tout se joue dans la capacité des parents d’entendre cette voix qui vient de l’au-delà. Cette petite voix de l’enfant qui a quitté les bras de ses parents pour les bras du Père ne leur demande pas nécessairement d’être le centre exclusif de leur mémoire et de leurs préoccupations, bien souvent elle leur demande au contraire d’avoir un autre enfant, de s’intéresser à ceux qui partagent la même douleur qu’eux mais aussi de savoir de temps à autre être futiles, s’amuser, se divertir. Parvenu de l’autre côté du voile, l’enfant souhaite que ses parents continuent de vivre et soient heureux car il est lui-même dans la vie et ne peut que communiquer cette vie à ceux qu’il aime. Pour parvenir à percevoir cela, il est parfois nécessaire de s’arrêter dans le silence et la prière pour que l’oreille intérieure s’affine tandis que la tendresse de Dieu donne la force d’opérer le détachement que cela représente.

Camille Rochet, psychologue

Camille Rochet, psychologue de renom pour le Huffington Post, fondatrice du site “Anoustous” et conférencière sur le deuil pour la fondation Laly, nous a gentiment autorisés en guise de témoignage de son vécu professionnel à référencer les articles et vidéos suivants qu’elle a publiés sur son site:

Comment faire face au deuil

Les différentes étapes du deuil à connaître pour en sortir…

Comment accompagner mon enfant lors d’un deuil?

Quels mots employer pour parler de la mort aux enfants?

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Témoignage d'un père

Soucieux de trouver de nouvelles informations sur les piliers de la fondation, nous avons découvert le témoignage de l’anglais Richard Pringle que nous vous relayons.

 

  1. Vous ne pourrez jamais trop embrasser ni trop aimer.
  2. Vous avez toujours le temps. Arrêtez ce que vous faites et jouez, même si ce n’est que pour une poignée de minutes. Rien n’est plus important. Le reste peut attendre.
  3. Prenez autant de photos et enregistrez autant de vidéos que possible. Un jour, ça pourrait être tout ce qui vous reste.
  4. Ne dépensez pas d’argent, prenez du temps. Vous pensez que ce que vous dépensez importe ? Ce n’est pas le cas. Sautez dans les flaques d’eau, faites des promenades, nagez dans la mer, construisez un camp et amusez-vous. C’est tout ce que veulent vos enfants. Je ne me souviens pas de ce que nous avons acheté à Hughie. Je ne me souviens que de ce que nous avons fait.
  5. Chantez des chansons ensemble. Mes souvenirs les plus heureux, c’est Hughie assis sur mes épaules ou assis à côté de moi dans la voiture en chantant nos chansons préférées. La musique crée des souvenirs.
  6. Chérissez chaque instant. Les nuits, les moments du coucher, les lectures d’histoires, les repas, les dimanches paresseux. Chérissez les moments simples. Ils sont ce qui me manque le plus. Ne les laissez pas devenir insignifiants.
  7. Embrassez toujours ceux que vous aimez au moment de leur dire au revoir et, si vous oubliez, faites demi-tour et embrassez-les. Vous ne savez jamais si c’est la dernière fois que vous avez cette chance.
  8. Transformez les choses ennuyeuses en moments amusants. Les courses, les voyages en voiture, les promenades dans les magasins. Soyez stupide, racontez des blagues, riez, souriez et amusez-vous. Autrement, ce ne sont que des corvées. La vie est trop courte pour ne pas s’amuser.
  9. Tenez un journal. Notez tout ce que vos petits font et qui illumine votre monde. Les choses drôles qu’ils disent, les choses mignonnes qu’ils font. Nous n’avons commencé à faire cela qu’après avoir perdu Hughie. Nous voulions nous souvenir de tout. Maintenant, nous le faisons pour Hettie et nous le ferons également pour Hennie. Vous aurez ces souvenirs écrits pour toujours et, lorsque vous serez plus âgé, vous pourrez regarder en arrière et apprécier chaque instant.
  10. Si vous avez vos enfants avec vous, que vous leur faites un bisou le soir, que vous partagez le petit-déjeuner avec eux, que vous les emmenez à l’école, que vous allez les chercher à l’université, que vous assistez à leur mariage… Vous êtes bénis. N’oubliez jamais cela.

Source: http://www.mirror.co.uk/news/real-life-stories/the-10-most-important-things-11047370 

Texte d'un pèlerin. Article de Sabine Harreau publié dans Pèlerin le 11 octobre 2017.

Nous avons découvert cert article dans Pèlerin et souhaitions vous le relayer.

Étienne et Emmanuelle de Lagarde, avec leurs trois filles et un âne, viennent d’effectuer un pèlerinage de cinq mois vers Compostelle et Fatima : 1400 km à pied pour faire le deuil de Maÿlis, leur quatrième enfant, subitement disparue.

Pèlerin. C’est un drame familial qui est à l’origine de votre pèlerinage…

Le 26 août 2016, alors que nous achevions nos vacances d’été, notre petite Maÿlis, âgée de 2 ans et demi, s’est étouffée accidentellement avec un caillou. Stupeur pour Emmanuelle, violence de la scène pour nos aînées Victoire et Pia, culpabilité de l’absence pour Étienne, et choc intra-utérin pour la petite Sophie qui allait naître deux mois plus tard. La brutalité de cet événement nous a fait prendre conscience de la fragilité de l’existence que nous devons vivre ici et maintenant, et non dans l’attente perpétuelle de grands projets.

Comment est né votre projet de pèlerinage ?

Nous avons très vite ressenti le besoin de vivre quelque chose de fort : le quotidien ne pouvait pas reprendre immédiatement. Le déclic s’est produit quand Étienne a su qu’un ami partait à Rome en voyage de noces. Nous avons eu deux certitudes. D’abord il nous fallait partir en famille, à pied et au long cours. Ensuite, le retour étant aussi important que l’aller, nous le ferions aussi à pied. Nous avons alors cherché un sanctuaire que nous pouvions atteindre au départ de chez nous dans le Gers : Compostelle (Espagne), puis Fatima (Portugal) pour célébrer le centenaire des apparitions.

Restait à trouver un mode de transport adapté au chemin, pouvant embarquer les bagages et les enfants. Nous avons envisagé la voiturette électrique, le tracteur-tondeuse et l’âne attelé… Finalement, Jacques Clouteau (pèlerin et éditeur des célèbres guides Miam-Miam Dodo) nous a procuré la solution en nous donnant le prototype de l’Escargoline, à restaurer et à modifier selon nos besoins. Une merveilleuse machine qui était la seule capable de nous mener à bon port.

Quelles routes avez-vous suivies ?

Pour entamer rapidement notre pèlerinage, nous avons dû démarrer de l’autre côté des Pyrénées. Nous avons donc commencé dans un froid glaçant, à Burgos, en Espagne, le 10 mars 2017,  à peine préparés mais au pied du mur. Nous pensions passer quelques jours sur le chemin de Saint-Jacques pour nous roder, puis obliquer vers Fatima. Finalement, la lourdeur de la logistique familiale nous a incités à profiter des infrastructures du Camino francés jusqu’au bout.

Avec le secours de l’apôtre saint Jacques, nous avons ensuite trouvé l’énergie de poursuivre jusqu’à Fatima en longeant la côte et en dormant essentiellement dans des campings. A partir de ce moment, notre famille a trouvé son rythme, et nous abattions nos 25 kilomètres quotidiens. Le retour a été un véritable bonheur avec la découverte du Portugal intérieur et de l’hospitalité des habitants, que nous aimons qualifier de « gratuite et abondante ». Enfin, nous avons terminé notre pèlerinage par une pause symbolique à l’abbaye bénédictine de Maylis (Landes), 120 km avant notre arrivée, en hommage à notre petite fille disparue et en action de grâce pour ce long voyage. Et nous sommes arrivés chez nous le 28 juillet 2017, après 20 semaines de marche.

Comment avez-vous vécu le dépouillement inhérent à tout pèlerinage ?

Tout d’abord, matériellement. Nous avons quitté nos habitudes et notre confort pour un mètre cube d’affaires. C’était le strict minimum pour un départ en fin d’hiver avec enfants et bébé, car nous avions toute la Meseta (haut-plateau situé au centre de la péninsule Ibérique) espagnole à traverser, avec ses 900 mètres d’altitude et ses nuits glaciales. Mais trois semaines plus tard, nous avons dû nous délester pour soulager notre âne. Deux semaines après, nous avons sectionné notre petite carriole des deux tiers. Enfin, à Saint-Jacques-de-Compostelle, l’arrivée de l’été nous a aidés à nous alléger encore.

Sur la route du retour, en arrivant en France, nous nous sommes totalement séparés de notre carriole. Les filles sont montées sur l’âne sellé, et chacun a porté sa tenue de rechange, et sa brosse à dents dans la poche.

Ce pèlerinage nous a fait comprendre que Maÿlis était finalement là où nous souhaitons tous être un jour

Retour, donc, les mains vides ! Mais notre plus grand dépouillement n’a-t-il pas été celui de la perte de notre fille ? Ce pèlerinage nous a aidés à le vivre avec les yeux du cœur et de la foi, source d’une mystérieuse joie qui nous a fait comprendre que Maÿlis était finalement là où nous souhaitons tous être un jour. Le Ciel nous est en quelque sorte devenu un peu plus proche…

Comment le travail de deuil s’est-il effectué ?

Sur le chemin de l’aller, nous avons beaucoup prié et médité en silence sur les événements. Nous avons mis en place des petits jeux pour faire parler les filles sur les souvenirs qu’elles avaient de leur sœur et sur l’accident. Puis nous avons tout confié au Cœur immaculé de Marie en lui demandant explicitement de prendre et de brûler à jamais notre douleur, et de nous laisser repartir du sanctuaire de Fatima apaisés et prêts à nous reconstruire.

Comment vos filles ont-elles vécu ce pèlerinage ?

Victoire et Pia, âgées de 5 ans et 6 ans pendant le voyage, n’en revenaient pas de la présence et de la disponibilité de leurs parents. A la maison, nous sommes souvent « là » mais indisponibles.

Face à une situation compliquée, la vie ne s’arrête pas

C’est peut-être ce qui a le plus transformées toute notre famille. Encore dans l’insouciance et l’abandon propres à l’enfance, nos filles ont aussi vécu nos aventures impromptues ou cocasses comme un grand jeu. Elles ont aussi appris que, face à une situation compliquée, la vie ne s’arrête pas : à chaque problème une solution. Une leçon pour la vie !

Ce voyage a-t-il suggéré de nouvelles bases pour refonder votre projet familial ?

Nous avons reçu à Fatima un immense cadeau : celui de découvrir les appels du message de Fatima pour la famille. Nous avons été édifiés par la lecture des Mémoires de sœur Lucie, une des voyantes, sur ce sujet. Nous qui tenions à faire le chemin du retour pour « pèleriner vers chez nous » et reconstruire un projet familial, notre modèle était tout trouvé : celui des familles des trois voyants (François, Jacinthe et sœur Lucie), qui sont des « autoroutes » directes vers le Ciel par leur vie simple, authentique et tournée vers Dieu.

Deux mois après votre retour, commencez-vous à récolter les fruits de ce pèlerinage ?

A notre retour, nous avons pleinement rechoisi notre quotidien, accompagnés de la présence intérieure mais tellement concrète de Maÿlis dans nos cœurs. Nous nous nourrissons chaque jour de cette paix profonde reçue à Fatima. Nous faisons des choix exigeants pour mettre Dieu et la famille à la première place avec les moyens très concrets proposés par sœur Lucie qui sont aujourd’hui comme la colonne vertébrale de notre vie de foyer. Et nous en remercions Celui qui continue à guider nos pas !