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Livres et autres lectures

 

  • de Bodinat, B. (2015). Les anges ne meurent jamais. Paris : Editions Flammarion.

 

« Parfois au cours d’une vie se produit un événement si terrible qu’il secoue l’être jusqu’en ses tréfonds. Une déchirure dans le réel impossible à concevoir et le monde bascule. C’est ce qui m’est arrivé. » B. de B. Un soir d’été, Adrien, quatre ans et demi, pose à sa mère cette question troublante : « Maman, tu crois qu’un jour j’aurai cinq ans ? » Quelque temps après, alors qu’elle est partie en voyage, un drame survient dans la maison de famille. Adrien n’aura jamais cinq ans. Des années plus tard, à l’issue d’une véritable enquête, elle parviendra à vaincre le non-dit familial et à reconstituer les événements de cet après-midi tragique. Les témoignages divergents mais aussi une énigme cachée dans une boîte rouge prendront alors une résonance stupéfiante. Au fil de ce parcours initiatique, avec des mots simples mais magnifiques, Berengère de Bodinat nous fait partager ses prémonitions, le gouffre de l’absence, l’incrédulité et l’impossible deuil. Mais, surtout, elle nous révèle les signes, les rêves, les sourires et les messages lumineux d’Adrien qui n’a cessé de lui parler depuis l’au-delà. Le lien d’amour extraordinaire qui unit une mère et son enfant malgré la mort et la séparation. Ce récit bouleversant, traverse par le surnaturel, est un message universel d’espoir et d’apaisement.

 

 

  • Cyrulnik, B., Bustany, P., et al. (2012). Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner. Paris : Editions Albin Michel

 

On savait que le cerveau était l’entité la plus complexe de l’univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu’on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n’existe qu’en résonance avec d’autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l’homme peut d’agir sur l’évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d’entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neuro cognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale…

 

  • Cheng, F. (2013). Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie. Paris : Editions Albin Michel.

 

Comme ses Cinq méditations sur la beauté, ce texte de François Cheng est né d’échanges avec ses amis, auxquels le lecteur est invité à devenir partie prenante. Il entendra ainsi le poète, au soir de sa vie, s’exprimer sur un sujet que beaucoup préfèrent éviter. Le voici se livrant comme il ne l’avait peut-être jamais fait, et transmettant une parole à la fois humble et hardie.

Il n’a pas la prétention de délivrer un « message » sur l’après-vie, ni d’élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d’une vision de la « vie ouverte ». Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l’existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande Aventure en devenir.

 

  • van Doosselaere, S. (2010). Dis Maman, est-ce que tu m’entends ? La vie au-delà de la mort. Editions Alphée

 

Durant les longs mois qui ont suivi le départ de Marie, Sylvie van Doosselaere a couché dans des cahiers sa tristesse, son désespoir, ses interrogations, sa colère et ses incompréhensions. Mais aussi les belles prises de conscience telles que le lâcher-prise, ses espoirs et surtout la confiance de plus en plus forte en la vie de sa fille, quelque part… Jusqu’à ce moment, où, alors qu’elle se défaisait de ses affaires, elle reçoit, d’âme à âme, les premiers messages de Marie par l’écriture automatique. Dès lors, Marie développe, peu à peu, des enseignements extraordinaires de sagesse et devient pour sa mère un véritable coach pour l’aider à surmonter ses faiblesses, ses difficultés conjugales, son incapacité à se faire du bien. Leurs échanges et les messages de Marie, à la fois intimes et universels, lèvent un pan du voile sur l’au-delà et invitent à porter un autre regard sur le monde, à prendre sa vie en main et à devenir meilleur.

 

  • Julliand, A-D. (2011). Deux petits pas sur le sable mouillé. Témoignage. Paris : Editions des Arènes.

 

L’histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d’un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l’extérieur. Après une série d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Alors l’auteur fait une promesse à sa fille : ” Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour. “. Ce livre raconte l’histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu’un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie.

 

  • Julliand, A-D. (2013). Une journée particulière. Paris : Editions des Arènes.

 

Le 29 février est une date qui n’existe que tous les quatre ans. C’est aussi le jour de naissance de Thaïs – la petite princesse d’Anne-Dauphine Julliand –, atteinte d’une maladie génétique orpheline. Thaïs a vécu trois ans trois quarts. Elle a eu une courte vie, mais une belle vie.

Le jour où le 29 février réapparaît sur le calendrier, Anne-Dauphine s’offre une parenthèse, sans travail ni obligations. Elle veut vivre pleinement cette journée particulière : Thaïs aurait eu huit ans !

Le passé se mêle au présent. Chaque geste, chaque parole prend une couleur unique, évoque un souvenir enfoui, suscite le rire ou les larmes.

Anne-Dauphine Julliand aime à penser qu’il est possible de gravir des montagnes en talons hauts. Elle a le talent de croquer les émotions de tous les jours. Elle nous raconte sa vie de famille pas tout à fait comme les autres : l’homme de sa vie, Loïc, ses fils Gaspard et Arthur, mais aussi Azylis, son autre princesse, malade elle aussi.

C’est une leçon de bonheur et une merveilleuse histoire d’amour, qui se lit d’un souffle, le cœur au bord des larmes.

 

  • de Kerangal, M. (2014). Réparer les vivants. Paris : Editions Gallimard.

 

«Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps.»

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

 

  • Kübler-Ross, E. et Kessler, D. (2009). Sur le chagrin et le deuil. Paris : Editions Pocket.

 

Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation : telles sont les cinq phases du deuil mises en évidence par les travaux d’Elizabeth Kübler-Ross. Cette analyse traduit cependant imparfaitement la diversité des situations. Face à la perte récente – ou prochaine – d’un être aimé, certains cachent leurs émotions, d’autres culpabilisent, d’autres encore se réfugient dans la solitude ou l’hyperactivité… S’appuyant sur de nombreux témoignages, “Sur le chagrin et le deuil” aborde les différentes facettes – affectives, relationnelles, voire pratique – de la perte. Et nous montre que le deuil est d’abord un cheminement personnel qui nous ramène de la mort vers la vie.

 

  • Lapointe, J. et Lee, M. (2002). Les enfants du Ciel. Témoignage. Paris : Editions de l’Emmanuel.

 

Témoignage de la famille Frick, confrontée à la maladie de leur fils, Kraig. Avec le prêtre qui les accompagne, la famille se lance dans une démarche d’intercession, dans l’attente d’un miracle.

 

  • Laureys, S. Un si brillant cerveau. Editions Odile Jacob.

 

« La conscience de soi, qu’est-ce que c’est ?

 

Les êtres humains sont-ils les seuls à être conscients ou bien les animaux ont-ils aussi conscience de ce qui leur arrive, de leur existence et de leur être ? Quelle est la différence entre le sommeil, le rêve, l’hypnose, l’anesthésie, le coma, la mort cérébrale et l’expérience de mort imminente ?

 

Ce que je raconte dans ce livre, ce sont les histoires cliniques, vécues à l’hôpital, de patients en état de conscience altérée, ces états que l’on observe après une lésion grave du cerveau. J’explique également comment les patients comateux évoluent vers un état non répondant (auparavant appelé “état végé-tatif”), vers un état de conscience minimale ou vers le locked-in syndrome.

 

  • Laureys, S. et Schnakers, C., Coma et états de conscience altérée. Editions Springer

 

En dépit des progrès de la médecine, la prise en charge des patients récupérant d’un coma constitue toujours un réel challenge. Depuis plus d’une dizaine d’années, les membres du Coma Science Group n’ont cessé de travailler sur cette thématique que ce soit à des fins scientifiques ou cliniques. Cet ouvrage est le fruit de leur travail. L’objectif est d’offrir aux cliniciens comme aux chercheurs un moyen de développer une expertise dans un domaine en perpétuel développement.

 

  • Meurois, D. et Givaudan, A. (2000). Les neufs marches : Un regard spirituel sur la grossesse et la naissance. Paris : Editions J’ai Lu.

 

A l’aide d’une méthode de projection astrale, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont suivi pendant neuf mois la grossesse d’une femme et ont observé le processus d’incarnation de l’enfant à naître. Jour après jour, semaine après semaine, ils ont noté les métamorphoses que vit une âme avant et pendant la naissance. Un regard neuf et spirituel nous est ici proposé sur la vie dans le ventre maternel et l’accouchement, et sur les raisons de notre présence sur Terre.

 

  • Martin-Lugand, A. (2013). Les gens heureux lisent et boivent du café. Paris : Editions Pocket.

 

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.

 

 

  • Raimbault, G. (2011). Lorsque l’enfant disparaît. Paris : Odile Jacob poches éditions.

 

Lorsque l’enfant disparaît, ses parents ont d’abord le devoir de réapprendre à vivre. Comment surmonteront-ils cette épreuve intolérable que constitue la perte d’un enfant ? Ginette Raimbault s’est appuyée sur les témoignages spontanés de ceux qui ont eu recours à l’écriture pour « intégrer » leur deuil : ainsi Victor Hugo pleurant Léopoldine ; Gustav Mahler fou de douleur à la mort de Putzi ; Isadora Duncan ou Geneviève Jurgensen perdant l’une et l’autre deux enfants en même temps… Si chaque cas est unique, il illustre aussi tel ou tel aspect d’un bouleversement psychique et affectif inévitable. Car le travail du deuil, s’il n’est jamais organisé ni conscient, obéit cependant au même mouvement : celui d’une compensation, qui peut prendre des formes variées (nouvelles maternités, militantisme, retour à la religion), et d’une symbolisation, en l’occurrence ici grâce à la création artistique. À travers la détresse de ces cas illustres qui ont su trouver les mots pour la dire, ce livre pose de façon incisive et émouvante une question universelle : qu’est-ce qu’un enfant pour son parent ? Ginette Raimbault est psychanalyste et directeur de recherche à l’Inserm. Elle a notamment publié L’Enfant et la Mort, Clinique du réel et, en collaboration avec Caroline Eliacheff, Les Indomptables. Figures de l’anorexie.

 

 

Ce matin, il s’est passé quelque chose de pas normal dans la famille de Titi.
Ses parents rentrent à la ferme sans Poussinou !
Papa Poussin a le dos rond et les plumes de Maman Poussin sont grises et tombantes. De l’eau n’arrête pas de couler de leurs yeux, formant à leurs pattes une grande mare d’eau. Titi vient de perdre son petit frère.
Comment trouver les mots pour expliquer l’inexplicable à un si petit être ?
Comment affronter l’absence de ce petit frère attendu, aimé et jalousé ?

Articles

  • “Quand la vie de l’enfant meurt” Véronique et Loïc. https://fr.zenit.org/articles/la-vie-quand-lenfant-meurt-temoignage-de-veronique-et-loic/ , référence au livre de l’Archevêque Philippe Barbarin, : La Miséricorde de Dieu sera-t-elle victorieuse ?(Ed. Parole et Silence, 2016).