Dons d’organes

“Je donne, tu donnes, il donne, nous donnons, vous donnez, ils vivent.”

Anonyme

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 Chaque semaine, deux personnes en Belgique meurent par manque de donneurs.

 

Depuis 2005, l’Organisation mondiale de la santé organise le 17 octobre la Journée mondiale du don d’organe et de la greffe. Objectif : permettre au grand public de s’interroger sur la question de la solidarité du don d’organes. Ce souci reste d’actualité. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants meurent faute d’avoir pu être transplantés à temps, alors que la médecine aurait été en mesure de les sauver. Cette situation est essentiellement due à un déficit d’information du grand public.

Le 13 octobre 2015, les groupes politiques du parlement de Wallonie ont voté à l’unanimité une proposition de résolution déposée par la députée Virginie Defrang-Firket, qui veut élargir la sensibilisation aux dons d’organes. Il s’agit de proposer à chaque citoyen, lors de son passage à l’administration communale, de prendre connaissance des formalités relatives aux dons d’organes. La résolution encourage aussi les pouvoirs locaux à mener des actions lors de chaque élection, communale, provinciale, régionale, fédérale et européenne. “Chaque semaine, deux personnes décèdent par défaut de donneurs. Au 1er janvier dernier, 1 248 personnes étaient dans l’attente d’un sauveur”, rappelle la députée.

Qu’est-ce que le don d’organes ?

Selon Larousse (2015)[i], le don d’organes est la « mise à disposition d’une ou de plusieurs parties du corps d’une personne, par elle-même ou par ses proches, en vue d’une transplantation sur une autre personne du ou des organes donnés.

Le donneur est, dans la majorité des cas, un sujet en état de mort cérébrale (état caractérisé par l’arrêt définitif de toute activité cérébrale, sans activité respiratoire spontanée, avec un électroencéphalogramme plat). Le prélèvement est possible après l’accord des proches si le donneur potentiel n’a pas exprimé le refus par écrit de son vivant. »

De nombreuses personnes atteintes de maladies chroniques irréversibles sont en attente d’un don d’organe.  Un cœur, un rein, un foie…peuvent sauver ou changer leur vie.  La demande d’organes est malheureusement plus importante que l’offre.  [ii]  Cette pénurie entraine le décès de 25 à 30% de patients en attente d’un cœur, d’un bloc cœur/poumon ou d’un foie.  La pénurie d’organes est dangereuse du point de vue éthique, car elle ouvre à la tentation de commerce d’organes.[iii]

Pour l’entourage familial du donneur potentiel, la mort cérébrale est très difficile à comprendre et à accepter.  Les soignants s’activent encore autour du corps et la personne semble en vie.  C’est pourquoi de nombreuses familles, dans 30 à 40% des cas, refusent encore le don d’organes. [iv] Il nous semble donc évident qu’il y a un travail de sensibilisation à faire, tant envers le grand public, qu’envers les familles qui vivent un drame.

[i] http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/don_dorgane/75256

[ii] http://www.belgium.be/fr/sante/soins_de_sante/don_d_organes_et_de_sang/don_d_organes/

[iii] http://www.angcp.be/bxl/fr/cah_peda/cah_1b.htm

[iv] http://www.angcp.be/bxl/fr/cah_peda/cah_1b.htm